samedi 7 novembre 2009

RETOUR DOULOUREUX AU PAYS NATAL


Comme beaucoup d’africains, j’ai émigré en Europe à la recherche d’un meilleur standard de vie. L’exode à laquelle j’ai pris pars à partir de la Côte d’Ivoire s’est déroulé dans les années 90, elle fut pleine d’épreuves, mais on y reviendra un jour peut être.

Apres 10 ans de séjour mouvementé qui a aboutit fort heureusement au droit à la résidence permanente et à l’obtention d’un diplôme, je décide de faire un tour au pays, c'est-à-dire en Côte d’Ivoire. Eh oui, la décision est prise il faut se lancer à l’eau ; 10 ans sans avoir vu mes sœurs, mes cousins, mes neveux, les amis et connaissances ! Les émotions qui m’habitent pendant les préparatifs de ce voyage, sont indescriptibles en mots, mais ceux que je peux encore décrire sont l’impatience et l’envi presque incontrôlable de revenir sur ma décision. A la fin l’envi de se retrouver là bas prend le dessus. J’ai besoin d’y être, de sentir les odeurs, la chaleur et le bruit, de me montrer à eux, car ils ne m’ont vu qu’en photo ou en vidéo pendant 10 années.

Me voila donc en mars 2005, dans un avion faisant le chemin contraire à celui que j’avais effectué il y a une dizaine d’années. Cette fois ci je ne suis pas seul, avec moi ma femme et mes deux filles qui fouleront du pied pour la première fois, la terre qui a vu naitre leur parents. Les questions fusent de partout comme des rafales mais leur père tendu comme un arc, répond par monosyllabes.

Après 8hrs de vol, nous voila à l’aéroport international FHB, l’impatience monte d’un cran, les formalités d’immigrations et de douane sont vécus comme une torture, moi je veux voir Abidjan c’est tout ! Soudainement voilà le premier couac, selon les agents de la douane, ma femme a trop de pièces de pagnes, une dizaine ou douzaine, on nous demande de les dédouaner. La tension monte de mon coté quelle est cette histoire de dédouanement ? On ne peut plus offrir des cadeaux à ses nombreux parents ? Ok, je leur dis, combien nous devons payer pour le dédouanement ? Discrètement un monsieur me fait signe, il veut me parler à coté. Il me murmure que ces douaniers n’ont aucune réelle intention de nous faire payer le dédouanement de ces quelques pièces, ils veulent juste quelques choses de nous. Très vite, je réajuste ma perception des évènements, ici c’est la Côte d’Ivoire, « les pots de vins » sollicités sont endémiques. Ca, c’était mon AKWABA !

Voulant faire une surprise à nos familles nous n’avons prévenu personne du jour de notre arrivée, à l’exception de mon vieil ami de la fac, malheureusement je ne le vois nulle part dans le hall d’arrivée. Après 10 à 15 minutes d’attente et excéder par les nombreuses sollicitations, on se décide à prendre un taxi pour Yopougon où se trouve la mère de ma femme et l’appartement qu’on a réservé. Le conducteur un jeune, très serviable, réussit à nous empiler avec nos nombreux bagages dans son taxi.

Malgré sa mine bon enfant, l’expérience avec les douaniers et les nombreux briefings reçu avant mon départ, je suis sur mes gardes, les anecdotes des taxis aux compteurs truqués me reviennent à l’esprit. Alors sans crier garde, je lui demande combien cette course nous couterait sans le compteur en marche alors que je n’ai aucunes références concernant la distance ou les tarifs. Comme on le dit en Côte d’Ivoire, « erreur de Gaou » !

Erick Dandjinou

Affaire à suivre

samedi 3 octobre 2009

L’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE

Le dernier discourt du PR Laurent Gbagbo à la veille de l’anniversaire de notre pseudo-indépendance m’a beaucoup impressionner, surtout la partie concernant l’autosuffisance alimentaire. C’est un sujet qui m’a toujours intrigué, c’est même une des raisons fondamentale de mon inscription en faculté des Sciences et Technologies alimentaires aux Royaume-Unis, mais ça c’est une autre histoire.
Deux jours après ce discourt le gouvernement Anglais fait sortir un rapport sur ce même sujet provoquant ainsi un débat sur l’autosuffisance de la nation anglaise pour les années avenir voir 2050. En Grande Bretagne les denrées alimentaires sont moins chères, les supermarchés se font une guerre de prix, pour être le moins cher possible ; malgré cela se font des bénéfices incroyables. Là-bas on peut obtenir les produits de tous les continents, de toutes les saisons à n’importe quelle saison de l’année. La crise financière actuelle à provoquer ainsi chez eux des interrogations quant à la pérennité d’un tel système. La tendance de ceux qui ne croit pas à une telle option, est plus grande et la conclusion du rapport semble abonder dans ce sens. Le débat est ainsi lancé; quel politique suivre quant on sait que d’ici 2050 sa population ne pourra s’offrir les aliments auxquelles elle est si habituée. Ça c’est la Grande Bretagne ! Et nous que faisons nous?
Eh bien, je peux vous rassurer, depuis la mi-aout je suis en Côte d’ Ivoire, et les choses bougent ! On ne peut être pas parlé de débats mais il y a de nombreux acteurs du secteur vivrier (Mr. Tiacoh de l’ANARIZ et Mme Micheline Ossoue de la CODRIZ, ceux dont je me rappelle les noms) qui donnent de la voix, surtout ceux de la filière du riz. Depuis la presque pénurie de cette denrée qui a provoquée des manifestations des populations quant à la cherté de la vie l’année dernière; la production nationale de riz ne cesse de croître. L’intervention PR Laurent Gbagbo annonçant des mesures idoines pour le maintient ou le rabaissement des prix à des proportions supportables pour la majorité semble en être pour quelque chose.
Il est vraiment dommage que la politique du PR Felix Houphouet Boigny dans ce domaine des années 70, n’est pas été suivi ou soutenu par ces successeurs, mais ces récriminations n’y changeront rien. Comme la Grande Bretagne, débattons là dessus et trouvons nous des solutions, tout en nous rappelons que nous avons de nombreux avantages comparativement à elle.
La Côte d’Ivoire est un pays jeune avec une population jeune, un pourcentage de terre cultivable au moins 10 fois plus important. Malgré les apparences, le pouvoir d’achat des paysans ne cessent de croître et tout porte à croire que la tendance ne sera qu’exponentielle dans les années avenir suscitant sans aucun doute un retour vers ce secteur de tous ces jeunes diplômés sans emplois.
Les femmes ivoiriennes qui sont les véritables moteurs du secteur vivrier et qui produisent, distribuent et vendent ces marchandises, s’organisent de plus en plus. La représentante des femmes du marché Gourou, fait depuis des mois un appelle aux investisseurs et à l’Etat pour le financement ou subvention de ce secteur.
Vu les chiffres de production et les dires des acteurs majeurs de ce secteur, la Côte d’Ivoire pourrait être auto-suffisante si les techniques de conservation s‘amélioraient ou étaient maîtrisées. En effet un taux important de la production vivrière ivoirienne se retrouve spolier dans les lieux de productions. Les autres maux de ce secteur sont les difficultés d’accès et les tracasseries policières ou des agents des eaux et forets.
L’autosuffisance tant souhaiter par le PR Felix Houphouet Boigny et mise à jour par le Président actuel, ne pourrait se réaliser que si tout ces problèmes sont débattus non seulement par les experts mais aussi par l’ensemble des populations et surtout en y impliquant les acteurs réels de ce secteur. La Côte d’Ivoire a non seulement les conditions climatiques pour accéder à ce stade, mais en a aussi les capacités intellectuelles et humaines. Ne sommes nous pas le premier pays producteurs de café?


Erick Dandjinou

vendredi 17 juillet 2009

Mon moi

La psycho de l’être humain m’a toujours fasciné surtout celle de l’Africain et mon but a travers ce blog est d’exposé la mienne à travers « à mon avis » sur les événements de la vie.

Je voudrais rendre un hommage particulier a certain nombre de personnes qui ont eu un impact dans ma vie et donc sur ma réflexion :

Mon père Michel Dandjinou pour qui j’ai beaucoup d’amour et de respect. Il m’a donne le sens du respect et de justice.

Mr F Ametonou, mon prof d’Histoire et Géographie qui m’a appris à m’ouvrir sur l’extérieur a comprendre l’influence de la politique, l’impact des relations International sur mon pays donc sur ma personne. Il m’a fait aime l’histoire comme personne avant lui ou après lui n’a réussi. Connaitre l’histoire de sa vie, de son peuple, de son pays et de l’humanité permet de comprendre son prochain. Comprendre son prochain permet de maintenir la fraternité, l’amour et la paix. Merci a Mr Ametonou.

Mr le Président Laurent Gbagbo, j’ai découvert ce monsieur en 1987 en lisant son livre « pour une Cote d’Ivoire : pour une alternative démocratique » en cachette bien sûr ! Ca été une révélation pour moi de savoir qu’il existait une autre réalité, un autre future et une manière de pensé autre que celle du PDCI-RDA ! A la fin de ma lecture je n’ai plus jamais regardé mon pays et la France de la même manière. Je venais de perdre ma virginité politique.

Steve Biko concepteur de la prise de conscience noir, encore une conséquence de mes lectures. La particularité de celle-ci est que je l’ai lu en anglais et c’est un recueil des discours et autres écrits. Avec lui j’ai pris conscience de ma race! Ce n’est pas une mince affaire d’être NEGRE ! Je suis fier de l’être, malgré les apparences c’est un privilège de l’être. J’ai découvert le sens vrai de l’indépendance et de son principal outil qui est le travail.

Malcom X, sa biographie encore une autre la lecture en anglais. Ce qui m’est reste de cette rencontre c’est l’humanise. Noir, blanc, jaune et autre nous avons en commun notre humanité qui est cadeau Divin.

La liste pourrait être plus longue mais je n’ai cite que les plus important et ceux que je n’ai pas oublie. Je suis donc le produit de mon lieu de naissance, de mes parents, des circonstances de ma naissance, de mon éducation, de mes ADN et de mes relations.